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Cancer, sophrologie et vie professionnelle



Selon l’Institut national du cancer (INCa), on estime à 382 000 le nombre de nouveaux cas de cancer pour l'année 2021 en France métropolitaine, 204 600 chez l’homme et 177 400 chez la femme.


Le nombre de cancer augmente t-il chaque année?

Depuis 30 ans, le nombre global de nouveaux cas de cancer en France augmente chaque année. Cela s’explique principalement par le vieillissement de la population – qui fait exploser le nombre de cancers du sein ou de la prostate – et l’amélioration des méthodes diagnostiques. Le maintien ou l’augmentation de certains comportements à risque dans la population favorise cette tendance : pour exemple, les chiffres du cancer du poumon chez les femmes augmentent depuis que le tabagisme s’est installé dans leurs habitudes.


Quel est le taux de mortalité?

À l’inverse de l’incidence, le taux de mortalité est en constante diminution depuis 25 ans. Cela s’explique par l’amélioration des traitements et des méthodes diagnostiques qui permettent de déceler les cancers à un stade plus précoce et donc plus facile à prendre en charge.


Cancer et vie professionnelle

Grâce à son Dispositif d’observation pour l’action sociale (DOPAS), la Ligue contre le cancer étudie tous les 2 ans l’impact social du cancer. La collecte 2020 s’appuie sur 2156 questionnaires et 86 recueils d’expériences.

Parmi les répondants actifs avant la maladie :

  • 44 % sont encore en arrêt maladie dont 66 % depuis plus de 6 mois ;

  • 27 % sont devenus inactifs (retraite - invalidité) dont 45 % du fait de la maladie ;

  • 23 % sont sans emploi dont 17 % ont changé de projet professionnel.

Concilier travail et traitement

84 % des personnes enquêtées ont eu au moins un arrêt maladie. La plupart des répondants se sentent dans l’incapacité de travailler pendant les traitements, du fait des douleurs, de la fatigue et des effets secondaires. Mais, pour certains, travailler est une façon de lutter contre la maladie.

Pour d’autres, concilier traitements et travail est une nécessité économique. Malgré un état physique et psychologique fragile, certaines personnes sont obligées de reprendre un travail pour pouvoir faire face aux dépenses quotidiennes. C’est le cas de ménages déjà économiquement vulnérables ou de travailleurs indépendants.


Reprendre un travail, reprendre son travail

Le retour à l’emploi est marqué par une série d’interrogations pour la personne malade :

Suis-je capable de reprendre un travail compte tenu des éventuelles séquelles physiques et psychologiques ? Suis-je écoutée ? Comment trouver des informations sûres ? Quelles sont mes possibilités de retrouver mon poste ? Quels sont les dispositifs d’aide qui peuvent favoriser mon retour au travail ? Que signifie vraiment l’incapacité, l’inaptitude et l’invalidité ?

La palette des dispositifs d’aide au retour à l’emploi (temps partiel thérapeutique, visite de pré-reprise, aménagement du poste, invalidité, reconversion, etc.) est souvent confuse tant pour les personnes malades que pour les employeurs. Faute d’information et d’anticipation, la personne ne mesure pas toujours l’impact financier mais également sur sa santé.

Après s’être battues contre la maladie, les personnes atteintes d’un cancer doivent souvent entrer dans un nouveau combat : celui de retrouver leur place dans la vie active. Si plusieurs dispositifs contribuent à les accompagner dans leur retour à l’emploi, des freins subsistent.

L’environnement professionnel est tout aussi déterminant pour faciliter la reprise. Mais, les employeurs ne sont pas toujours au fait des démarches et possibilités. Les personnes malades soulignent la nécessité de les sensibiliser et de les former (notamment dans la fonction publique).



L'ancien malade, un salarié pas comme les autres?

Mais de quoi les entreprises peuvent-elles bien avoir peur ?

Pour le savoir, examinons le portrait-robot du salarié ayant connu un cancer. Physiquement d’abord, celui-ci rencontre parfois plus de difficultés à exécuter les mêmes gestes qu’avant. Selon l’opération qu’il a subie, il peut avoir du mal à porter des charges lourdes et une grande fatigabilité le rend souvent moins performant temporairement.

À ces évolutions, qui empêchent rarement la personne d’être déclarée inapte à reprendre le travail, peut s’ajouter un changement psychologique.

Les personnes ayant connu le cancer sont souvent confrontées à l’angoisse de la reprise du travail. Elles ont peur du regard de leurs collègues, doutent de leur capacité à retrouver leurs réflexes professionnels et ont parfois la sensation d’avoir échoué, d’avoir abandonné leur entreprise.

Cette perte de confiance peut avoir tendance à isoler le salarié du reste de l’équipe.

En parallèle, les personnes qui ont quitté l’entreprise depuis plusieurs mois pour suivre un traitement ont souvent envie de reprendre leur activité professionnelle.

Elles en ont assez de leur statut de malade et veulent retrouver un rythme de vie normal, d’ailleurs parfois trop rapidement.

Dans l’esprit du salarié ancien malade règne souvent ce sentiment paradoxal d’envies et de craintes. Et ses faiblesses – physiques ou psychologiques – peuvent également cohabiter avec une grande force, tirée de sa capacité à avoir pris le dessus sur une maladie grave.


Pourquoi avoir recours à la sophrologie?

La sophrologie est une méthode qui regroupe plusieurs techniques de relaxation.


L'objectif principal est de dynamiser les qualités et les ressources de la personne grâce à des exercices simples et accessibles à tous (techniques de respiration, visualisations, relaxation dynamique). Cette perte de confiance peut avoir tendance à isoler le salarié du reste de l’équipe.


Cette discipline permet de diminuer les stress lié à la maladie, de diminuer le ressenti de la douleur et de renforcer l'image et la confiance en soi souvent abimées durant le traitement.

Elle peut aussi aider à lutter contre les troubles du sommeil et les somatisations.

Dans la lutte contre la maladie, la relation entre le corps et l'esprit est très importante.

La sophrologie permet de réhabiliter le schéma corporel (par exemple en cas d'ablation du sein).

L'apprentissage des outils sophrologues pendant les séances permet de se détendre physiquement, mentalement ,et émotionnellement.

La sophrologie peut se pratiquer assis, allongé ou debout.Elle consiste en premier lieu à se détendre en relâchant la tension grâce à des exercices de respiration et de ressenti de chaque partie du corps.

Le sophrologue utilise des images positives et agréable pour la détente mentale (revivre des moments agréables et s'en imprégner, prendre du recul par rapport à la situation ,ne plus penser à la maladie pendant la séance).L'objectif final étant de pouvoir pratiquer les exercices chez soi ou à l'entreprise, de devenir autonome,







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