Être épuisé est devenu une qualité ?
- franckbocquiersophrologue@gmail.com

- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
Aujourd’hui, être débordé semble presque être devenu une preuve de sérieux.
Avoir un agenda rempli.Répondre rapidement.Enchaîner les tâches.Finir tard.Être constamment sollicité.
Comme si l’épuisement validait soudain notre importance.
Certaines personnes parlent même de leur fatigue comme d’un trophée professionnel :
“Je n’ai pas arrêté.”
“Je suis sous l’eau.”
“J’ai encore fini à 22h.”
Et le plus étonnant, c’est peut-être que cela impressionne encore.

Une époque qui valorise l’agitation
Nous vivons dans une société où être occupé est souvent mieux perçu qu’être disponible.
Prendre du temps pour soi peut rapidement provoquer une forme de culpabilité :
se poser,
ralentir,
ne rien faire quelques instants,
respirer un peu.
Comme si le repos risquait de nous rendre moins performants… ou moins utiles.
Alors beaucoup remplissent chaque minute.
Par habitude.Par pression.Ou simplement parce qu’ils ne savent plus vraiment comment s’arrêter sans culpabiliser.
Le corps finit pourtant par parler
Le problème, c’est que le corps possède ses propres limites.
Et lorsqu’elles ne sont plus entendues, des signaux apparaissent :
fatigue chronique,
tensions,
irritabilité,
surcharge mentale,
troubles du sommeil.
Comme si le corps exprimait ce que la personne ne s’autorise plus à reconnaître :👉 “je suis saturé.”
L’agitation permanente n’est pas toujours un mouvement
Être constamment en mouvement ne signifie pas forcément avancer.
Parfois, l’agitation devient surtout une manière :
d’éviter le vide,
de ne pas penser,
ou de ne plus ressentir certaines tensions intérieures.
Et dans une société qui valorise la productivité permanente, ralentir peut presque devenir inconfortable.
Ce que la sophrologie peut apporter
En sophrologie, nous travaillons justement cette capacité à revenir au réel :
écouter les sensations corporelles,
reconnaître les tensions,
ralentir consciemment,
retrouver des espaces de respiration.
Non pas pour “ne plus rien faire”.
Mais pour sortir d’un fonctionnement automatique où l’épuisement finit par devenir normal.
Parce qu’à force de remplir chaque minute…on finit parfois par ne plus habiter réellement sa propre vie.
Conclusion
Le problème n’est pas seulement le manque de temps.
C’est peut-être aussi notre difficulté collective à nous autoriser à ralentir sans culpabiliser.
Question de réflexion
Dans votre quotidien, quand vous courez en permanence…avancez-vous réellement ?Ou avez-vous simplement peur de vous arrêter ?

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